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Entrelacs n°285  (Archives Tableaux 2006-2009) posté le lundi 19 février 2007 16:05

 

Teo Libardo 

Entrelacs, n° 285 - Acrylique et pastel à l'huile sur toile, 125 x 125, 1994.

© ADAGP-2006.

 

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Ainsi je passerai  (Archives Chansons 2006-2009) posté le lundi 01 janvier 2007 01:37


Ainsi je passerai

 

Ainsi je passerai à l'aube de ta vie

Il ne tiendra qu'à nous de la traverser toute

Avec ton sang tout neuf et puis mes quelques doutes

Soufflés par le désir, infinie compagnie

Avec ton sang tout neuf et puis mes quelques doutes

Soufflés par le désir, infinie compagnie

 

Je t'envoie du bonheur par express, par la Poste

Tu iras le chercher cet étrange colis

Demande ton chemin à ce qu'on nomme vie

Et fais bien attention car s'il y a des portes

Qui ouvrent sur les routes où l'enfance nous lie

C'est toi seule qui choisis

 

Tu verras la mention écrite en rouge : fragile

Il faudra que tu sois attentive au bonheur

Et patiente et aimante et fidèle à ton cœur

Ce lieu où les humains portent en eux leur île

Robinsons somptueux qui n'attendent que l'heure

Où tout ne soit qu'ailleurs

 

Mais ici maintenant c'est ce qu'il te faut vivre

C'est à toi qu'il incombe d'effectuer le tri

De faire en sorte d'être en tout affranchie

De garder de l'enfant les visions qui enivrent

Et d'être à la hauteur du hasard qui surgit

Ainsi tu maintiendras le cap sur la vie

 

Tu garderas peut-être de cet envoi le timbre

Il est écrit dessus de n'avoir point de peur

Son dessin le faisceau lumineux des couleurs

C'est un portrait de toi que n'aurait pu faire Ingres

Regarde-bien : en tout petit on peut lire bonheur

Félicité et joie sans vie ne sont que leurres

 

Je suis là, au café, sur cette terrasse

Et des larmes de joie me terrassent

Je suis là, au soleil, sur cette place

Et je pleure et je ris, l'amour me terrasse

Je suis là, au café, sur cette terrasse

Et des larmes de joie me terrassent

 

Mon bel amour des profondeurs

Mon âme se glisse entre tes cuisses

Quand je t'écris en do mineur

Je te déchiffre en Dominique

Ce pays de mon doux supplice

Géographie fantastique

 

J'ai vu l'aube se lever sur nos cœurs en papillote

Un oiseau s'est envolé dans le ciel qui sanglote

Mon amoureuse, mon étudiante de la vie belle légère et lente

De la joie comme une boussole nous indiquant la vie aimante

Mon amoureuse, mon étudiante de la vie belle légère et lente

De la joie comme une boussole nous indiquant la vie aimante

 

Ainsi je passerai à l'aube de ta vie

Il ne tiendra qu'à nous de la traverser toute

Avec ton sang tout neuf et puis mes quelques doutes

Soufflés par le désir, infinie compagnie

Avec ton sang tout neuf et puis mes quelques doutes

Soufflés par le désir, infinie compagnie

 

Ainsi je passerai à l'aube de ta vie

Il ne tiendra qu'à nous de la traverser toute.

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Conscience  (Archives Chansons 2006-2009) posté le dimanche 08 octobre 2006 19:19


 

Conscience

Dans la maison le parquet geint

Il se souvient du vent du Nord

Qu’est-ce que la vie quand je dors ?

Semble te demander ma main

Que tu retires de mon front

Qu’est-ce que la vie, un trésor ?

 

Et la vie c’est d’être conscient

Merveilleusement conscient.

Conscient de l’horreur que porte en soi

Chaque homme, chaque être sur cette planète

Conscient qu’il faut faire place nette

Conscient du bonheur qu’on porte en soi.

 

Dans le jardin les bleues lavandes

S’apprêtent à offrir leur parfum

Qu’est-ce que la vie quand la faim

Te pousse à ce que tu la vendes ?

Est-ce le début ou la fin

Qu’est-ce que la vie et la mort ?

 

La vie est ce que tu lui donnes

Et la mort ce qu’elle te prend

La vie est le chant qu’on entonne

Une musique que l’on entend

Mon bel été,  mon bel automne

La vie c’est peut-être le vent

 

Et la vie c’est d’être conscient,

Merveilleusement conscient

 

Disait Henry Miller

 

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Entrelacs  (Archives Tableaux 2006-2009) posté le dimanche 08 octobre 2006 19:18

 

Teo Libardo

Entrelacs,  n° 236 - Acrylique et pastel gras sur toile, 60 x 60, 1993.

© ADAGP-2006.

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Je m'interroge  (Archives Chansons 2006-2009) posté le dimanche 08 octobre 2006 19:10


 

Je m'interroge

S’il nous faut rendre l’âme

A qui faut-il la rendre ?

Qui donc nous l’a prêtée

Et pourquoi pas donnée ?

 

Je m’interroge, je m’interroge           

Je m’interroge, je m’interroge

 

Le temps c’est de l’argent ?

Oui c’est l’argent des pauvres

De temps je suis bien riche

Le reste je m’en fiche

 

Je m’interroge, je m’interroge           

Je m’interroge, je m’interroge

 

On nous dit que la femme

C’est l’avenir de l’homme

Mais la femme à venir

Qu’a-t-elle comme avenir ?

 

Je m’interroge, je m’interroge           

Je m’interroge, je m’interroge

           

Il paraît que la guerre

Nous apporte la paix

Mais est-ce cela vraiment

Que l’histoire nous apprend ?

 

Je m’interroge, je m’interroge           

Je m’interroge, je m’interroge

 

Je suis né quelque part

Et je mourrai ailleurs

Deux départs dans une vie

Un seul eût-il suffit ?

 

Je m’interroge, je m’interroge           

Je m’interroge, je m’interroge

 

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